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« Ce n’était pas une femme ayant des vices : c’était le Vice ! »
Ce premier volume de La Traite des Blanches a valeur de scène d’exposition.
Point d’ancrage d’un récit cadre et de récits en-châssés, Mme Antonia Le Corbeiller, dite « Madame Barbe-Bleue » se distingue par l’étendue de ses vices et son absence de scrupule.
Naviguant entre les hautes sphères et les bas fonds avec une aisance déconcertante, elle est à elle seule un véritable compendium de la corruption : « Ce n’était pas une femme ayant des vices : c’était le Vice ! Ce n’était pas une pécheresse : c’était le Péché !... C’était le Sacrilège ! ». Car les ruses de la femme étrangère se déclinent au présent…
Cette « gueuse très moderne », tour à tour virago et Messaline, est au cœur d’une intrigue, qui dans le même temps, dévoile les engrenages de la prostitution.
En effet, les accointances de « Madame Barbe-Bleue » avec le souteneur Ovide Trimardon, révèlent tout le sordide du commerce de la chair : « Ils [Ovide Trimardon et la baronne Lischen] aident l’un et l’autre, Madame Barbe-Bleue, ou agissent seuls, en diverses opérations dont les intrigues forment La Traite des Blanches. ».
Les observations « in situ » revendiquées par Jean-Louis Dubut de Laforest sont palpables dans ce récit inaugural : une tentative de restitution du réel qui n’est pas « gratuite » en ce qu’elle concoure à une lecture édifiante.
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