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« La plume et le scalpel »
« Originaire du pays de Montaigne et de Brantôme », Jean-Louis Dubut de Laforest voit le jour à Saint-Pardoux-de-la-Rivière le 24 juillet 1853.
Titulaire d’une licence de droit obtenue à Bordeaux, il exerce la profession d’avocat et intervient comme rédacteur au sein du quotidien l’Avenir de la Dordogne.
Dès 1879, il est nommé conseiller de préfecture à Beauvais mais il démissionne au bout de trois ans et se consacre à la littérature.
Véritable polygraphe, il s’essaye au roman, au théâtre, aux essais politiques et scientifiques tout en signant sous le pseudonyme de Jean Tolbiac, des chroniques dans le Figaro.
Sa production littéraire est à l’image de ses fréquentations : côtoyant tour à tour des hommes de lettres au nombre desquels on compte Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, José Maria de Heredia mais aussi des hommes de science comme Jean-Martin Charcot ou Louis Pasteur, Jean-Louis Dubut de Laforest est à la tête d’une œuvre double.
De son activité de chroniqueur, il conserve le goût des faits et de l’enquête de terrain ; à cela s’adjoint un goût prononcé pour la littérature : « Il y a en moi deux écrivains ‑ je dirais presque un savant […] et un auteur populaire »
Á la tête d’une œuvre fleuve, ce « chirurgien des mœurs », use de l’actualité brûlante de son temps comme matériau littéraire. A ce titre la prostitution apparaît comme l’un de ses thèmes de prédilection, donnant lieu à de multiples ouvrages. Parti pris qui lui vaut quelques démêlés judiciaires, notamment avec le Gaga, Madame don Juan (Les Derniers Scandales de Paris) et La Traite des Blanches.
Au delà de l’étude sociétale, peindre « le Musée vivant d’horreurs et de douleurs » est aussi le symptôme d’une autre préoccupation de l’auteur : celle de proposer une lecture édifiante.
Il disparaît avec le siècle, le 3 avril 1902, à son domicile parisien de l’avenue Trudaine.
( Source : Discours de M. Dubut de Laforest prononcé devant la neuvième Chambre, appendice du livre I de La Traite des Blanches, mœurs contemporaines.)
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